Chance ou mérite?

Chance ou mérite?
27 septembre 2019 Marie-Pier Villeneuve
Chance ou mérite?

Une opportunité à laquelle je n’aurais même pas osé rêver…

Il est 4 heure du matin. Étendue sur mon lit, je suis incapable de trouver le sommeil.
En fait, ce lit n’est pas le mien. C’est plutôt celui qui m’a été attitré le temps de ce premier séjour à l’École d’entrepreneurship de Beauce (EEB).

Je n’en reviens pas encore… J’ai été admise dans la cohorte G12 du Programme Émergence de cette prestigieuse école du monde des affaires au Québec et ce, sans jamais avoir pensé qu’il me serait un jour possible d’en rêver!
Et j’y ai été admise parce que des gens ont cru que je le méritais…

Cette aventure a débuté avec une publication de Isabelle Le Ber sur Linkedin il y a deux semaines. La Directrice générale de l’EEB annonce que le MEI offre des bourses de 5 000 $ à de jeunes entrepreneurs fondateurs et demande aux gens de lui recommander de potentiels participants. En quelques instants, Pascale Lapointe-Manseau et ma chère amie Geneviève Legault m’identifient sur la publication. Constatant cela, je m’empresse de m’identifier moi-même avec un bien senti: « Moi, moi, moi! » Un peu plus tard, je lis avec étonnement la réponse suivante: « Salut Marie-Pier! Contacte-moi en privé, je suis responsable des admissions à l’EEB. » Ça y est… je capote ma vie! Je me dis que j’ai potentiellement une chance d’accéder à cette école dont tout bon entrepreneur rêve!

J’entre donc en contact avec Marie-Nathalie Genest, la responsable des admissions. Elle m’apprend essentiellement deux choses: 1) Ce programme est clairement la réponse à mon besoin d’être challengée depuis quelques mois; 2) Je n’ai assurément pas les moyens de me l’offrir, même si je décrochais la bourse de 5 000 $ ! Mais, je reste optimiste: j’informe Marie-Nathalie de l’impossibilité pour moi de me payer ça maintenant, mais que j’envisage de trouver les fonds – je ne sais pas comment! – pour une prochaine cohorte. Marie-Nathalie et moi continuons tout de même d’échanger sur les possibilités de faire un séjour de 24 h à l’EEB durant lequel j’aurais un accompagnement de la part d’un entrepreneur-entraîneur, en attendant de trouver les fonds nécessaires pour participer à une cohorte dans la prochaine année. À ce moment-là, je suis loin de me douter de ce qui s’en vient!

Le lundi suivant, je me rends dans un dîner d’affaires; ce genre de dîner où l’on se demande parfois « mais qu’est-ce que je fous ici alors que la liste des choses à faire ne fait que s’allonger? » Mais comme plusieurs d’entre nous l’a déjà vécu, ce genre de moment peut parfois être suivi d’un autre où on se dit « Une chance que je suis venue parce que je serais vraiment passée à côté de quelque chose! » En effet, juste avant le repas, j’ai discuté avec la personne en charge de mon dossier au Centre local d’emploi et elle m’a expliqué qu’effectivement, ils peuvent subventionner une portion de la formation à l’EEB si certains critères sont respectés. Tout de suite après le dîner, j’écris à l’EEB en m’engageant à faire une première expérience de 24 h en novembre et en spécifiant que je suis intéressée à trouver l’argent pour la cohorte du printemps. Je reçois un courriel de Marie-Nathalie, qui peut se résumer ainsi: « On a décidé (ce pm) d’offrir 10 000 $ à 3 entrepreneurs fondateurs pour la prochaine cohorte… Tu as une belle candidature et tu sembles vraiment motivée. Je t’offre d’en profiter… Ça te dit quoi? » Sans aucune réflexion préalable je réponds: « Oh mon dieu!! Ouiii! Ok, je valide avec le CLE dès demain et je vais trouver les moyens! Une offre comme ça, ça ne se refuse pas!! »

Bref, au moment d’écrire ces lignes, je suis en Beauce à me dire:
C’étaient quoi les chances que 2 personnes m’identifient sur cette publication?
C’étaient quoi les chances que la fille qui s’occupe des inscriptions s’intéresse à ma candidature?
C’étaient quoi les chances que la bourse de 5 000 $ que j’ai refusé en devienne une de 10 000 $?
C’étaient quoi les chances que j’accepte une telle offre à 2 jours d’avis?

En fait, c’est tout sauf une question de chance. Il n’y a qu’une réponse à toutes ces questions; j’ai travaillé si fort dans les dernières années pour construire mon réseau, démarrer mon entreprise et développer mon sens entrepreneurial que j’ai envie de croire que c’est arrivé parce que je le mérite! Voilà donc pourquoi j’écris ces lignes en Beauce, en plein milieu du premier de mes six séjours à l’EEB: j’ai tout simplement osé saisir l’opportunité qui m’a été présentée!

Croyez en vos convictions! Faites ce qui vous rend heureux, même si ça paraît complètement fou ou très risqué… vous y trouverez le bonheur, le vrai. 💛

1 Avis

  1. Avatar
    karine russell 4 mois ll y a

    Y’a pas de hasard dans la vie 💛💛💛 go girl!!!

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*